Accueil Forums Questions sur les bateaux Edel Questions sur l’Edel 4 Edel IV par gros temps, sécurité ?

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9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
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    Messages
  • #4497
    Mik
    Participant
    Mousse

    Salut à tous,

    Après avoir lu le récent témoignage d’Argol affrontant l’orage au moteur, je souhaiterais connaitre vos expériences sous voile.

    Quelqu’un a-t-il déjà couché un edel IV dans une rafale, barre de flèche touchant l’eau ?
    Votre témoignage m’intéresserait.

    Quelles sont vos habitudes, à l’estime, de réduction de voilure en fonction de la force du vent ? Avez vous une ligne de conduite ou une table à proposer à titre indicatif ?

    Merci pour vos réponses

    Mik

    #9206
    atricault
    Participant
    Mousse

    Pour ma part, je commence à prendre un ris dès 15 noeuds de vent (approximativement car je n’ai pas d’anémo)

    En fait sur mon compas il y a un gitomètre intégré, donc au près dès que je dépasse 20° en permanence, je réduis.
    De même, au portant, dès que je sens que j’ai du mal à contrôler le bateau, je réduis.

    Pour les réduction, je prends d’abord 1 ris dans la GV, car si ca continue de monter, ca sera ensuite plus facile de réduire le génois à enrouleur!
    Ensuite je roule 3 tours, puis de nouveau 3 tours.
    A près je prends le 2nd et dernier ris.
    J’ai pas été au dessus, mais ca soufflait déjà pas mal, arrivé au port on m’a dis que les rafales dépassaient les 30 noeuds.

    Je pense que ce bateau est fait pour naviguer à 15° de gîte (a cet angle il est bien contrôlable, ni trop ardent ni mou).

    #9207
    henryk
    Participant
    Mousse

    En navigation sur lac, les surventes et tourbillons imprévisibles sont fréquents (on a affaire à des « avalanches » de masses d’air froid descendues des sommets). C’est comme cela que, sous asymétrique, j’ai mis mon Edel IV quillard « au tapis », au moment où ma femme était à l’intérieur, elle s’en souvient encore, après avoir vu l’eau monter au niveau du hublot latéral! Mais le brave bateau s’est redressé aussitôt, vent debout. Entre temps, tout ce qui était à droite, non sécurisé, dans la cabine est passé à gauche, y compris la cafetière. quant à moi dans le cockpit, j’ai manqué de prendre un bain, merci les filières!
    Par contre, j’ai pu tester l’Edel IV au près avec tout dessus (mais avec foc, pas le génois) jusqu’à 20 nds de vent. C’est pas confortable, et un peu stressant pour les passagers, mais top fun! En jouant sur l’ouverture de la grand voile, cela passait.
    Conclusion: la prise de ris se prépare en fonction de la météo annoncée. Si on n’est pas prévenu, le premier réflexe est de choquer (en l’accompagnant) la grand voile, ensuite, on envisage ou non la prise de ris et la réduction ou le changement de la voile d’avant. Autre leçon: faire la chasse à tout ce qui n’est pas arrimé à l’intérieur et faire la leçon aux passagers éventuels quant à leurs objets personnels qu’ils ont tendance à laisser trainer un peu partout dans et sur le bateau.
    Cela dit, l’Edel IV est vraiment très sécurisant!

    #9208
    atricault
    Participant
    Mousse

    Sur le forum de HEO, il y a un témoignage de (bonne) tenue à la mer, tu peux le lire sur ce post :
    http://www.hisse-et-oh.com/forum/index.php?action=detail&id_message=78317&vue=0&tab=recherche#grip_id_78317

    #9209
    Mik
    Participant
    Mousse

    Merci à tous pour ces réponses.

    Dans mon cas, il s’agit d’un Edel IV DL, dans des conditions de navigation lacustres, donc avec moins de vagues, mais un temps plus changeant et possibilité de se faire surprendre par de violentes rafales.
    Mais… les abris sont aussi plus proches…

    La version DL est probablement plus facilement coucheable que la version quillard, le couple de rappel étant moins important.
    Je suppose aussi que la version DL se relève aussi moins vite pour les mêmes raisons.

    Que devient la dérive lorque le bateau est au tapis ? je suppose qu’elle ne puisse pas remonter dans le puits à cause des frottements importants en position couchée.

    D’autres avis ?

    Pour ce qui me concerne, je suis persuadé des qualités de ce bateau.
    Je pose toutes ces questions pour pouvoir rassurer ma petite famille, car ils m’ont vu faire de la planche à voile et du catamaran…
    Le catamaran est facilement chavirable et ne se relève pas une fois le mât couché, mais tourne complètement, ce qui effraie ceux qui ont déjà assisté à pareil spectacle.

    Merci pour vos avis éclairés

    Mik

    #9210
    henryk
    Participant
    Mousse

    Je pense que même pour le DL il faudrait beaucoup de malchance pour le mettre sur le dos! Le couple de rappel est surtout constitué par le saumon. Alors on peut imaginer une grosse rafale conjuguée à une déferlante latérale qui mouline le tout. Assez rare sur un lac, quoique, il y a quelques années, lors d’un Bol d’Or sur le Léman, sur 500 voiliers au départ, 300 se sont fait chahuter du côté du Bouveret et ont dû abandonner pour mâts cassés, chavirages, etc.
    La meilleure façon d’appréhender ce genre de problème se trouve dans le respect des procédures de sécurité préventives: arrimage sérieux de tout ce qui est lourd: batterie, glacière, bouteille de gaz, bouteilles d’eau et de pinard, nourrice d’essence,mouillage, moteur HB s’il n’est pas à poste, belle-maman, etc, et évidement, port des brassières.

    #9211
    atricault
    Participant
    Mousse

    J’avais lu quelque part que seule une vague pouvait retourner un bateau (je ne parle pas d’un cata ou d’un dériveur de plage), le vent ne pouvant que le coucher.
    Il était dit qu’une vague de 1/3 la longueur du bateau pouvait le coucher, et à 2/3 pouvait le retourner.
    Donc dans le cas d’un Edel 4, ca fait 2.4m pour le coucher et 4.8m pour le retourner.

    Pour donner un ordre d’idée, les courbes de couple de redressement des bateaux (en général, je n’ai pas les données précises pour l’Edel 4) indiquent un angle de 120° pour le chavirement.

    Je pense que l’angle doit être similaire pour l’E4, surtout grâce au roof volumineux qui participe au couple de redressement une fois qu’il est dans l’eau. En effet le roof ressemble un peu à celui du Love Love et ici on peu lire (http://site.voila.fr/petit-voilier/stabilite.htm) que le « Love Love se trouve donc être le voilier le plus difficile à faire chavirer du comparatif. »
    Par ailleurs toutes les courbes de la page précédente montre qu’il existe encore un couple de redressement > 0 pour un angle de 90° de gîte, CAD que tous les bateaux (théoriquement) se redresseront s’ils ont juste les barres de flèches dans l’eau!

    #9212
    Mik
    Participant
    Mousse

    Salut,

    Merci pour vos réponses, elles m’aideront à dissiper les inquiétudes résiduelles.
    La règle No 1 reste de toute façon celle d’être prudent et d’anticiper le danger.

    Concernant les catamarans, le chavirage d’un Hobie Cat ne constitue rien d’extraordinaire et fait partie du jeu. Mais je me suis posé la question de la sécurité de ces grands catamarans habitables. Certes, la stabilité initiale doit être énorme, vu leur largeur. Mais une fois que ce type de bateau a levé une patte, la stabilité ne doit que décroitre, et le vent qui s’engouffre sous la coque ne doit pas arranger les choses…
    Reste encore à savoir comment s’extraire du fond des coques retournées.

    Mik

    #9213
    atricault
    Participant
    Mousse

    Mik ecrit:

    Salut,

    Reste encore à savoir comment s’extraire du fond des coques retournées.

    Mik

    Tous les multis ont au moi 1 capot (ouvrable de l’extérieur) par coque afin de s’extraire du bateau s’il est retourné… C’est prévu!!!

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