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NIKO - edel TRI 22

 

Le WE de Paques devait être le grand jour pour ramener un edel TRI 22 sur son nouveau lieu de villégiature. A part le temps qui n'a pas facilité sa sortie de l'eau et son démontage, tout se passait bien jusqu'a ce qu'un roulement en decide autrement...

Récit du premier contact avec mon edel  et petit rappel pour tous ceux qui prendront la route pour participer à la flottille.

 

 

Tout est soigneusement planifié, l'edel TRI 22 n°15, rebaptisé "NIKO" lors de son achat il y a un mois est toujours à flot sur le lac de Saint Nicolas de la Grave.

Après 900 kms nous arrivons le jeudi soir. Rdv est pris le vendredi pour aller chercher la remorque, stockée à quelques kilomètres. Les pneus ont été changés par le vendeur (certe ils sont d'occasion mais toujours en bon état). Controle de la pression, ni bruit, ni jeu dans les roulements, aucun point dur. Les freins sont probablement à reviser d'ici 1 ou 2 saisons. Mais dans l'immédiat il n'y a rien à faire sur cette remorque (hormis le support de roue de secours qui est manquant)

Direction le lac.

 

La cale de mise à l'eau

  

 Superbe cale, il ya juste quelques débris accumulés durant l'hiver au niveau de la ligne d'eau. Pour le reste, elle ne glisse pas, il ya un ponton tout neuf à disposition et des anneaux au sol . Bref cela me rassure pour ma premiére expérience avec la sortie d'un petit habitable sur cale.

Le Trimaran est resté ammarré à son corps mort. C'est malheureusement le plus éloigné du ponton et un sympathique adhérent du club non aménera au moteur, vu qu'avec l'annexe, impossible de remonter le courant à la rame.

 

Edel Tri22 au mouillage

Le moteur est resté stocké dans le bateau depuis ma visite avant l'achat. Je decouvre également que le bateau s'est drolement salis en 1 mois....il est vraiment triste, mais un bon karcher, un nouvel antifouling, voir un traitement anti-jaunissement devrait suffir pour cette saison.

Mais la commence les petits problemes. au bout de 15 minutes, le moteur ne tourne toujours pas. Start pilot, bougie démontée rien à faire......puis la révélation: le robinet d'essence est en position "nourrice" alors que nous avons rempli le reservoir interne....Ah les erreurs de débutant!!! bref robinet ouvert il part au second coup de lanceur. le 4cv Yamaha (4T) est largement suffisant pour le trimaran. On se contentera de faire quelques ronds dans l'eau avant de se donner rdv le samedi pour la sortie de l'eau. Le vendeur est très sympathique et viendra m'aider jusqu'au bout.

Edel Tri22 au ponton


Le samedi on raméne le trimaran au ponton, pas si facile que ca, car il ya un fort courant latéral et la manoeuvre du trimaran au moteur est très particulière. il ya peu d'inertie mais ce n'est pas facile de lui faire tourner l'arrière train. Clairement au moteur, il faut barrer directement avec le HB et utiliser des grands coups de gaz pour le faire virer.

Alors après je n'ai plus de photos du démontage, car la pluie s'en mêle. Au bout de 20 minutes tout le monde est trempé et je laisse l'appareil photo dans la voiture.

 

Départ sur route pour un Edel Tri22



Voila après un bon 5-6 heures de boulot tout est prêt pour prendre la route. En fait on aura perdu pas mal de temps avec la remorque car tous les rouleaux sont déréglés et je grippe un des ecrous, ce qui m'oblige à le casser pour aller en chercher un autre (heureusement le vendeur en avait encore quelques uns).

La dépose des flotteurs, grace à l'outillage réalisé par l'ancien propriétaire, se fait en une heure maxi. Mais on perdra de nouveau du temps pour les positionner sur la remorque avant de trouver la bonne position: dans le sens opposé à la marche, en écartant au maximum les supports dédiés(eux aussi déréglés) 

Le démattage se passe très bien. L'edel tri22 a le gros avantage d'avoir le mat posé à 90° sur le bras avant. Ainsi en frappant la drisse de GV et la drisse de spi à l'extrémité du bras avant, il est possible de coucher le mat tout en gardant lors du basculement une tension constante dans ce haubannage provisoire. Le mat est donc complétement sécurisé dans un plan vertical. Par contre le rouf réhaussable est peu pratique pour cette operation. Il faut monter dessus et vu sa forme arrondie, sans anti-dérappant....en y ajoutant la pluie et une bonne couche de mousse...ca glisse fort!! A mon avis je vais y coller des bandes anti-dérappant assez vite.

edel tri22 en route



 Evidemment dès qu'on se met à rouler, la pluie nous quitte. On fera tout de même 300 kms avant de s'arréter pour la nuit. Le premier contact avec la remorque chargée est très satisfaisant. Stable, l'essieu amortit très bien et le bateau est très peu secoué. il y aura juste un arrêt pour augmenter la pression des pneus. Aucun signe de chauffe au niveau des tambours.

Un petit 110 km/h sur autoroute  sans aucun probleme de stabilité et coté puissance, il ya encore de la réserve. En fait dans n'importe qu'elle montée, je peux rester au dessus de 100 km/h. Par contre sur le plat on hesite entre le 5° et le 6° rapport. Conséquence logique d'une boite longue faite pour rouler à 230 km/h sur les "autobahns" allemands (J'y ai habité ces dernières années et la voiture a été couramment testée dans ces conditions....). Niveau consommation, la encore le poids d'un multi a des avantages. à 110 km/h la conso se stabilise à un peu moins de 10l/100 kms (Diesel) et on ne doit jamais forcer dans les cotes.

 

Problème de roulement sur remorque d'un Edel Tri22
Fin du voyage!!!!

 

Le dimanche alors qu'il restait juste un peu plus de 200 kms, le talus commence à me renvoyer un fort grincement et craquement en provenance de la remorque. Arrêt et le verdict tombe: le roulement droit à chauffer. Je démonte le cache du moyeu et c'est sans appel :

Roulement HS

 

La cage des rouleaux a disparu et les rouleaux sont en vrac....Sur cette photo cela parait pas mal oxydé. En fait mise à part l'extrémité de l'ecrou, c'est vraiment la graisse qui a pris cette couleur. elle est sèche et  farineuse. Mais le roulement n'est pas oxydé...il a juste subit 700 kms non lubrifié.

Pourtant j'ai déja failli avoir ce probléme avec une autre remorque. Et la après avoir vérifié qu'il n'y avait ni point dur, ni jeu lors de la prise de la remorque, je comptais bien graissé les roulements avant le départ. Mais sous des trombes d'eau et après avoir fini le démontage du bateau, j'ai laissé tombé. Résultat, je remercie mon assurance d'avoir pu trouvé le dimanche de Paques un dépanneur capable de prendre en charge la remorque. Malheureusement depuis il n'a pas encore reçu les roulements. J'espere donc pouvoir écrire l'epilogue dès le WE prochain!!

Voila n'hésitez pas à vérifier vos essieux avant de reprendre la route. En fait à partir de maintenant ca sera pour toutes mes remorques dépose des tambours une fois par an, contrôle-graissage et si nécessaire changement.

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